L’histoire du Rien et du Tout

Voici que les pluies diluviennes, de la fin de cet hiver en douce région américaine, venaient de réduire à néant une belle histoire pourtant. Celle du petit bidon sans faim réelle de sens.

Il avait tellement mangé de nourritures fausses et tronquées, que son appétit devenait de plus en plus grand pour assouvir une faim, presque aussi gargantuesque qu’une galaxie en recherche d’étoiles pour en guider ses voyageurs. Mais quel estomac pouvait ainsi réclamer de quoi manger à profusion, sans jamais voir que la véritable raison de sa faim provenait de sa folie d’homme, avide à toutes les gâteries et sucreries que proposait cet univers. Notre petit bidon voulait toucher à tout, même au plus défendu des fruits, celui que le citoyen de son petit pays tout beau et tout fort protégeait de partout.

En effet les rares denrées du poète à l’allure agile, se révélaient être des petits êtres élevés de toutes parts pour poursuivre la continuité d’une génération d’amoureux de la vie à une autre.

Ce petits êtres se trouvaient partout, sur la route, dans les fermes, sur une allée de grand supermarché habituel et même dans les travées d’une école sensée leur apprendre la plus belle de vertus. Celle que devrait toujours être le savoir. Mais depuis que la faim de  monsieur le petit bidon ambulant grossissait de jour en jour, les petites bulles de fraicheur qui devaient se développer à l’infini disparaissaient également de la circulation du fameux couloir de la vie. Mais comment un seul être de faim inavouable pouvait-il ainsi se servir de tout ce que la planète disposait, sans en connaître aucune limite.

Mais comment, bon sang?

Et c’est une question que beaucoup de personnes se posaient dans ce pays, car la famine en ravageait les montagnes de bonheur pour remplir les cimetières de l’amertume à la vie. Plus rien n’avait de sens, car les enfants disparaissaient sous les contraintes de ce fameux marchand de savoir, ou plutôt d’ignorance à lui même . En effet, pour avoir à manger il faut d’abord grandir et s’autonomiser, pour pourvoir percevoir le salaire nécessaire à son autosuffisance. Mais là le salaire de ce monsieur, tout aussi affamé qu’une grande vache intergalactique qui pourrait bien ressembler à ce fourbe de Belzébuth, en demandait de trop. Beaucoup trop! Car le sacrifice d’une petite bulle pour une vieille savonnette tout défraîchie n’en valait pas la peine. Ce fameux monsieur bidon semblait pourtant inoffensif du haut de son pupitre indélicat. Surtout lorsque ce dernier le présentait comme un intrus à son propre être ces temps derniers, pour comprendre qu’il n’était sûrement pas seul, et que nombres d’autres membres de sa famille si bidonnante devenaient suspects dans la disparition de toutes ces belles bulles. Celles à la chevelure du petit ange qu’ils étaient tous, avant de s'évaporer ainsi à l’insu d’une belle vie qui les attendait pourtant.

Mais voilà le commissaire des cachoteries nationales avait décidé de camoufler tout cela au monde des vivants, car ce dernier n’aimait pas qu’on lui dissimule ses chances de survies, et là elle s’amenuisaient de jour en jour.

Non seulement les enfants disparaissaient, mais en même temps une sorcière en forme de frelon asiatique tentait de les piquer de partout. Mais contrairement à la destiné du frelon, qui pique, pique, et pique encore jusqu’à exterminer ses ennemis de partout, celui là ne l’était pas vraiment asiatique. Non il venait de la petite grotte d’état où se cachait les plus grands morts de faim à la solde du grand méchant loup. Oui oui, le même qui voulut manger le petit chaperon rouge après en avoir avalé sa grand mère, et ne seraient restés qu’un père et une mère souffrant à la vie entière une disparition bien étrange et fulgurante.

Et c’est un peu ce qui se passa par là bas, lorsque l’appétit sans fin de notre bidonneraie généralisée se mit non seulement à piquer les vieilles grands-mères et leur conjoint chéri, tout comme les plus jeunes bulles de vérité à la vie. Et tout cela sous le déguisement de la bonne vieille grand-mère, qui comme le tout grand méchant loup n’était pas vraiment ce qu’elle prétendait être.

Mais qui se cachaient sous les lunettes de la bienveillance et du savoir à l’impossible raison manquante?

Bonne question, car notre cher monsieur bidon n’était pas vraiment en capacité d’enfiler le vêtement du méchant loup. Mais en réalité ils étaient nombreux et innocents à première vue, se cachant sous le soldat de la vérité à ne pas divulguer, pour mieux la cacher au monde entier. Mais pourquoi donc tant de haine, pourquoi donc tant de volonté à manger tous les enfants et les grands-mères qui peuplaient cette brave région de tous les espoirs auparavant?

Il fallait dire que les loups semblaient toujours être originaires des grandes forêt de la steppe non lointaine, et encore plus ses méchantes demandes à la famille typique de ce beau pays qu’était l’Amérique. Mais soudainement une erreur apparut sur le grand tableau de chasse de la bidonneraie, ou plutôt de la meute de loup. Cette dernière  semblait se reproduire d’une manière bien étrange. Elle amenait à la lumière des peuples des petits enfants sauvés des griffes d’un loup, celui qui servait uniquement à repérer le plus maniable et le plus chétif des bambins, dont la bulle aurait sûrement fini par éclater un jour ou l’autre.

Ils se servaient à la louche au pieds du lit de l’infâme félonie, lorsque la grand-mère n’est plus celle qui prépare les confitures de la véritable transmission de l’âme d’une génération à l’autre.

Non, elle devenait ce drôle de Gobelin, qui étudiait la mort pour mieux en divulguer le sens de la peur à toutes ces générations. Celles qu’elle fabriquait pour endiguer le sourire, l’espoir et même la volonté de vivre avec un sens de bonne lumière à la fin.

Mais que s’était-il donc passé dans ce drôle de pays, pour ainsi en venir à tuer l’essence même de sa renaissance perpétuelle jusque lors?

Ça notre histoire ne vous le dira pas aujourd’hui!

Mais ce que je vais vous dire est peut être plus important finalement que l’origine de toute cette infamie, au service d’une obscurité pourtant beaucoup plus lumineuse qu’ils ne le pensaient à la fin.

Et oui, lorsque le chemin du néant commence à enclencher la phase de destruction d’une humanité sans sens, le Tout refait surface, et plutôt vite, pour éviter la survenue de ce néant pourtant tout aussi important que le Tout. Mais voilà la lumière se doit toujours d’être la bonne à la fin, et cela peu importe le parcours employé pour se faire. Nous arrivons donc à la fin du service de la cloche du néant, ou plutôt du bidon qui mange tout ce qui lui fait envie.

Donc lorsque l’indigestion se fait visible, le loup aussi. En effet il ne peut plus contenir son déguisement de grand-mère bonne à tout faire, même les confitures de la mort destinées à éliminer celui qui osera mettre une patte sur la jupe de sa petite fille. Et c’est cela à quoi nous assistons à présent, car la grand-mère vient de définir la notion de mensonge en destituant le loup de son caprice de faire valoir du néant, et de la supercherie même à son âme. Car l’âme n’est point visible de tous. Cependant elle sait reconnaitre celui qui veut l’empêcher de grandir en paix, d’une vie à l’autre. Et pour cela notre grand-mère à tous qu’est la terre, l’univers et donc ce fameux Tout, vont maintenant nous montrer que le néant peut amener au Tout grand sans même faire le moindre effort d’investiture à son égard.

Il suffit de regarder ce que cela donne dans ce petit pays décrit dans cette histoire. En effet lorsque le néant et le Tout se font face, seule la paix peut encore équilibrer l’univers. Et ne vous inquiétez pas elle est entrain de remonter dans les sondages de beaucoup d’âmes à l’agonie de ces fameux loups, qui non seulement détruisirent les générations à venir d’un coup de piqûre magistrale , il faut se l’avouer, mais qui pensèrent pouvoir dominer tous les vivants sur cette terre.

Bien non, il est trop tard, car le volcan de la fertilité à la vie va maintenant lancer son plus grand geyser de lave, pour rappeler aux loups que le néant est beaucoup plus proche du Tout que ce qu’il pensaient.

A bientôt les amis pour parler du Tout en toute bonne foi, car c’est bien évidemment cette dernière qui va maintenant ouvrir les portes de madame la paix sur le territoire de ces fameux américains.

Toute comparaison avec des personnages réels ne serait bien sûr que pur hasard, et mauvaise intention d’un esprit si mal tourné…

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